Le 21

Le 21 ou Vingt et Un, jeu d'origine française, connut une grande vogue dès le XVIIIe siècle. On dit que Marie-Antoinette y jouait pendant sa captivité, Napoléon aussi, par la suite. Danton fut également un joueur assidu. Certains manuels anglais tels que « Telling Fortune » assurent que les troupes anglaises apprirent à jouer au Vingt et Un pendant la première guerre mondiale. Un livre intitulé « L'esprit des jeux » nous apprend que quelques mathématiciens américains firent de savants calculs de probabilités vers les années 50 et découvrirent que le Vingt et Un était certainement le seul jeu de hasard et d'argent à offrir de réelles chances de gain, avec un rendement de 1,13.

On joue au 21 avec trois jeux de cinquante-deux cartes, desquels on a retiré les rois, les dames, les sept et les huit, ce qui représente 108 cartes. On joue de préférence à quatre ou cinq joueurs.

Comme au Blackjack, il s'agit de se rapprocher le plus possible de 21, sans le dépasser. Les cartes ont leur valeur : l'as vaut 1, le deux vaut 2, etc... et le valet vaut 1 ou 11, au gré du joueur.

Un valet et un dix font 21. Mais par convention, les combinaisons suivantes font aussi 21 :

• deux valets
• deux as
• moins de 21 en six cartes, c'est-à-dire que lorsqu'un ponte ou le banquier a tiré quatre cartes en plus de ses deux premières sans crever, il fait 21 par convention.

On désigne un banquier, qui donne une carte à chaque joueur, y compris à lui-même, faces cachées. Les pontes mettent une mise devant eux, le rapport entre la mise minimale et la mise maximale ne devant pas excéder 10. Ainsi, avec un neuf, qui est une mauvaise carte, on mettra un seul jeton. Avec un valet, la meilleure carte, on mettra dix jetons, la mise maximale.

Le banquier donne alors une seconde carte à chaque joueur, y compris à lui-même, faces cachées. Le banquier regarde son jeu. S'il a 21, il ramasse les mises des joueurs. S'il a 20, il montre ses cartes et les pontes jouent successivement contre le banquier à cartes découvertes. En cas d'égalité, le banquier l'emporte. Le ponte doit avoir plus que le banquier pour gagner. Si le banquier n'a ni 20, ni 21, il repose son jeu sur la table, faces cachées, et se tourne vers le premier joueur à sa gauche. Si ce joueur a 21, il montre son jeu au banquier, qui double la mise du joueur.

Si le joueur a un total satisfaisant, il dit « j'arrête ». Sinon, il dit « carte », et le banquier lui donne des cartes, faces visibles, une par une, jusqu'à ce que le joueur, ou bien crève, ou bien s'arrête, ou bien fasse 21, auquel cas le banquier double sa mise.

Règle particulière : lorsqu'un joueur fait exactement 21 en six cartes, le banquier lui donne le double de sa mise.

Le banquier procède de même avec les autres joueurs. Puis il retourne son propre jeu sur la table et joue à cartes découvertes, en fonction des mises restant sur la table et des cartes données aux autres joueurs. S'il s'arrête à 18, il dit « 19 gagne ». Il paie tous les joueurs qui ont 19 ou plus et ramasse les mises des autres joueurs. S'il crève, il paie tous les joueurs et passe la banque à son voisin de gauche.

Quant au Blackjack, vous pouvez suivre ces règles. Une autre manière de « jouer » qui devrait vous tenter est de vous pencher sur la stratégie du jeu en essayant de répondre aux questions suivantes :

1. Lorsque le joueur a 10 ou 11 en deux cartes, a-t-il intérêt à doubler sa mise ?
2. Lorsque le joueur a deux as, a-t-il intérêt à dédoubler ses cartes ?
3. Lorsque le banquier retourne un as à sa première carte, le joueur a-t-il intérêt à contracter une assurance ?
4. Quelle est finalement la meilleure stratégie du joueur : quand doit-il demander une carte, quand doit-il s'arrêter ?

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